Tile-Lixe, Epilome, ch. cxii
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lut graciée par César avant sa seconde campagne d’Kspagne ; elle relourna à Rome, où elle put rendre les derniers honneurs à Pompée, dont la fortune avait été confisquée. Les assassins de Pompée lui tranchèrent la tête : le cadavre du grand liomme fut jeté sur le rivage et laissé à la pâture des oiseaux do proie, auxquels ils ressemblaient eux-mêmes. Quand les curieux curent repu leui'vue aux restes de son mailre, Philippe, assisté de Servius Cordus ancien (juesteur de Pompée, forma un petit bûcher de la carcasse d'un bateau trouvé sur le rivage, brûla le corps dont il cacha les restes en terre, restes qui furent envoyés plus tard à Cornélie.
Peu de jours après l’assassinat de Pompée, César arriva dans le port d’Alexandrie on on lui fit savoir, avant même qu’il ne débarquât, que Pompée avait cessé d’être au nombre des vivants. Avant de toucher terre, Théodotus lui présenta la tète et l’anneau de son ennemi. Cékr s’indigna et versa des larmes-, après s élre assuré toutefois qu’on ne le trompait pas. Il ordonna que la tète de Pompée fut parée, brûlée sur un bûcher et enterrée. Si cet ordre lui faisait honneur, dit Dion (^ssius, sa dissimulation fui ridicule. César qui travaillait si avidement à se saisir du pouvoir souverain. César qui de tout temps avait haï Pompée comme un ennemi et un rival, César ([ui non -seulement s’élail opposé à lui en toutes circonstances, et qui n’avait commencé la dernière guerre dans nul autre but que pour fonder sa puissance sur la ruine de Pompée, César qui