‹ Le grand perturbateur romainChapitre 187 sur 277 · Appiiri, Giifrrfs ci“iles, I. II, ch. xc · texte numérisé non relu

Appiiri, Giifrrfs ci“iles, I. II, ch. xc

2. Ilirlius, Olirrre d'Alcjandrie, cil. xxi. — PluUirqiie, Vie de Césnr, ch. XLii. — Applen, Guerres civiles, I. Il, ch. xc.

3. Dion Casulus, I. XLII, cli. xlii. — Hirtiaii, Guerre d’Alexandrie, ch. XXIII.

HISTOIRE HE CÉSAR

(jii’nn pouvait croire que les larmes qu’il avait versées dans celte entrevue étaient des larmes de joie*. Toutefois à cette occasion César irompa plutôt qu’il ne fut trompé : de cette manière il avait comme ennemis les Égyptiens et leur roi ; il ne désespérait pas de sortir vainqueur de la lutte et son désir était de donner le royaume à Cléopâtre. Il s’y prit donc de la manière la plus habile. « Parmi les lieutenants, les amis, les centurioris. et les soldats de César, plusieurs n’étaient pas fâchés de ce qui arrivait, prétendant qu’avec son excessive bonté, il avait été la dupe d’un enfant, comme si dans celte occasion César eût a;/i put pure bonté et non dans des vues pleines de prudmee »

Mais à partir de ce moment la guerre fut poussée avec un plus grand acharnement. Par bonheur pour t;ésar, il reçut quelques renforts d’abord, et ensuite Milhridate de Pergame *, envoyé par César en Asie Mineure et en Syrie, revint par terre avec des troupes nombreuses. Il parut devant Péluse et en chassa les Égyptiens. Aussitôt qu’il eut pris une position sûre dans cette ville, il en instruisit (iésar qui vint le rejoindre aussitôt^; alors il attaqua l’armée d’Achillas auprès de Memphis, la culbuta et livra l'assaut à son camp sur le Nil. Cette attaque fut menée si habilement que toute l’année égyptienne fut saisie d’effroi et de terreur : le

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