llirtius. Guerre d'AlexandriCy ch. xxvni
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désordre se mil dans ses rangs et la plupart des Alexandrins, pour fuir le péri!, se précipitèrent en foule du haut des remparts du côté <pie joignait le fleuve. Le roi lui-même prit la fuite et se jeta dans un vaisseau ; mais la quantité de ceux qui gagnaient à la nage les navires les plus rapprochés, fil couler à fond ce vaisseau, et le roi péril
César, maître de l’Égypte et d’Alexandrie, y établit pour rois ceux que Ptolémée avait désignés par sou testament. Le roi étant mort, il donna la couronne au plus jeune des fils et à l'ainée des filles, Cléopâtre, qui, fidèle au parti de César, n’avait point quitté le quartier qu’il occupait. Ne prenant avec lui que la sixième légion composée de vétérans, il laissa les autres en Égypte et prit par terre le chemin de la Syrie.
Durant la guerre d’Alexandrie, aucune lettre, aucune nouvelle, aucun ordre de César n’arriva à Rome, où, comme dans le reste de l’ilalie, régnaient le désordre le plus déplorable, la confusion la plus grande. Après la mort de Pompée, on le calomnia et on adressa à César des louanges de toute sorte; on proposa même pour lui les distinctions les plus extraordinaires et les plus inconcevables. Les hommes les plus considérables de Rome luttaient à qui d’entre eux proposerait les flatteries les plus fortes et à qui surpasserait les autres en les faisant voter. Par les acclamations et les démonstrations de joie, tous montraient, comme si César était présent, le plus grand dévouement à sa personne, comme si tous ces signes de faveur étaient spontanés et non dictés par les circonstances pour mériter des dignités, des sacerdoces et des