‹ Le grand perturbateur romainChapitre 189 sur 277 · Guerre d’Ale.raudriej rli. xxxi · texte numérisé non relu

Guerre d’Ale.raudriej rli. xxxi

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récompenses pécuniaires. Jo passe sons silence, conlimie Dion Cassius, encore d’anlres lémoi"na'{es d’iionnenr, comme colonnes, com onnes, siège de dislinction et antres, proposés alors ponr la première fois, mais refiises par César, afin de ne pas fatiguer le lecteur par leur énumération

Après la bataille de Pharsale, le peuple romain ou plutôt la populace de Rome avait nommé César, pour la forme, tribun per[)étuel, consul pour cinq ans et dictateur pour une année. En l’année 47, à l’expiration de son consulat, il était formellement entré en charge de la dictature. Plus lard César nomma à Rome pour les trois derniers mois de l’année, deux consuls titulaires, sans abdiquer lui-même la dictature. César comprit que Rome avait besoin d’une autorité militaire; il avait nommé, ainsi que nous l’avons dit plus baut, Marc Antoine, comme chef de la cavalerie. .Antoine était doué de grandes capacités mais il était sensuel, voluptueux, brutal, criblé de dettes, aimant à faire étalage de ses vices en public. Il révolta l’Italie entière par ses parades indécentes, par ses festins et ses orgies et par sa négligence, tandis que P. Dolabella, jeune homme de vingt-deux ans, instrument le plus fidèle de (jesar après Antoine, ne cessait d’animer le peuple, comme tribun. Dolabella jouait le rôle d’un défenseur des débiteurs et lui-môme avait d’immenses dettes; il avait quitté le patricial et s’était fait plébéien afin de pouvoir agir comme tribun du peuple. Il voulait faire passer les lois les plus révolutionnaires, diminuer légalement le loyer des mai-

!. Dion I. XLII, rli. \ix.

niSTniRE DE EESAR.

sons qui à celte ^‘poque élail mnnlé à des taux exorbitants dans Rome : son intention fut même d’al)olir toutes les dettes « Tandis que de l'Égypte César venait en Syrie, il apprit par des citoyens et par des lettres qui arrivaient de Rome, qu’il y avait beaucoup de désordre et de faiblesse dans le gonvernement, et que toutes les affaires de la république étaient mal administrées. D’un côté, l’opiniâtreté des tribuns du peuple excitait de funestes séditions; d’autre part, l’ambition et la mollesse des tribuns militaires et des chefs des légions avaient introduit dans l’armée des nouveautés dangereuses qui énervaient la discipline *. » Le sénat s’opposait aux projets de Dolabella ; quoique tout à fait dévoué à César, il exigeait qu’on n’entreprît aucun changement jusqu'à ce que le dictateur fût de retour. Trébellius, autre tribun du peuple, s’opposa aussi à Dolabella par la force des armes, et le sang coula dans les rues de Rome, comme dans ses plus mauvais jours.

Heureusement que les mouvements qui appelèrent César d’Alexandrie au Pont furent comprimés plus promptement qu’il ne l’avait lui-même espéré. .Aussitôt qu’il reparut dans Rome, la tranquillité se rétablit.

Pharnaces, fils et a.ssassin de Milhridate le Grand, devait aux Romains la paisible possession du royaume du Bosphore qu'il leur avait humblement demandé. Il avait profilé de la défaite de Pompée, pour revendiquer de nouveau la possession du royaume de son père, et d’abord commencé par reprendre la Cap|)adoce

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