‹ Le grand perturbateur romainChapitre 200 sur 277 · Dion Cauius, I. XLIII, ch. u · texte numérisé non relu

Dion Cauius, I. XLIII, ch. u

HISTOIHE DE CESAR.

A la suite Hu désastre de Phai'sale, les rcpiihlicains reconnurent enfin toute l'étendue du danger et ils sentirent en même temps le devoir de le combattre. L’Asie, la Grèce et l’Italie étaient subjuguées et maintenues par les troupes révolutionnaires. Il fallait donc choisir un nouveau point de réunion et de nouveaux champs de bataille : l’Afrique les offrait. Tandis que César était retenu pendant neuf mois dans la vallée du Nil par l’amour , et principalement par la guerre, l’Afrique était devenue avec l’Espagne le rendez-vous des républicains et des j)artisans de Pompée. Là, se réunissaient Caton, Métellus Scipion, Labiénus, Afranius, etc. Mais ils n’avaient point de talent militaire : ils n’étaient excellents guerriers qu’en sous-ordre. Ces républicains s’allièrent avjec Juba, roi deNumidic, ami de Pompée le Grand, ennemi de César à cause d’une offense personnelle ; il croyait que c’était à l’instigation de César que Curion avait demandé comme tribun du peuple la confiscation de son royaume. L’armée républicaine se composait de dix légions, auxquelles devaient se joindre quatre autres de Numidie. La cavalerie comptait seize cents hommes. A ces forces, Juba ajouta cent vingt éléphants'. Scipion en reçut le commandement en chef. La Hotte, forte de cinquante-cinq voiles, était commandée par Marcus Octavius et Publias Varus.

César de son côté quitta l’Italie avec une petite armée, formée seulement de trois mille hommes d’infanterie et quelques centaines de cavaliers. 11 s’embarqua vers la fin de l’hiver à Rhegium (Reggio), franchit

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