Dénia (l'Halicarnute, I. Il, ch. x
HISTOIRE DE CÉSAR
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Martis*. Pour amuser la populace, ou lui moiilru une girafe, la première qui parut à Rome. Il y eut aussi des jeux dans le cirque, des combats d'athlètes dans le stade auprès du Champ de Mars, et enfin un combat naval. A cet effet, un lac fut creusé dans la petite Godète, champ en friche; des vaisscau.\ tyriens et égyptiens à deux, à trois, à quatre rangs et chargés de soldats, y livrèrent un combat*. On vit combattre dans le Forum, parmi les gladiateurs, Furius Leptinus, d'une famille prétorienne, et Q. Calpenus, qui avait fait partie du sénat : un autre sénateur, Fulvius Sctinus, voulutaussi se montrer parmi les gladiateurs, ce que ne permit pas César*. Dans le grand cirque, il y eut des chasses qui durèrent cinq Jours et dans lesquelles parurent quatre cents lions*. Le dernier spectacle fut celui d’une bataille rangée entre deux armées et où combattirent, de part et d’autre, cinq cents fantassins, trois cents cavaliers et vingt éléphants. Afin d'ouvrir à ces troupes un plus vaste champ de bataille, on avait enlevé les barrières du cirque et l’on y avait substitué à chaque extrémité deux camps*.
Toutes ces fêtes avaient, comme nous l’avons dit, pour but d’étonner, d’émerveiller et d’en imposer à la multitude, d’occuper son esprit et de la détourner des réflexions dangereuses qu’elle pourrait faire sur les actes despotiques que César était en voie d’exécuter. Car, à partir de cette époque, il devint législateur dans le sens