Suétone, Vie de Cd»or, cli. Lxix
ï» Tuniques borilées par devant d'nnc larpe bande de pourpre cl garnira <Ie nipuds de pourpre ou d'or, imiiaul di g ièlos de clous. C'élail le vêle-’ ment des sénateurs et de la plupart dos magistrats.
&. Macrobe, Sa/urNo/ci, 1, II, ch. in.
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sonnes admises dans le sénat, rendail les (inaloizc sièges ou gradins du lliéàtre insuffisants*. Il fallait à César des suppôts; les honnêtes gens le fuyaient, il fallait donc se contenter des gens obscurs ou perdus et de bonne volonté. C’est sur ces degrés impurs que s'achemina et monta le nouveau monarque. Afin de pouvoir conserver toujours le nombre des neuf cents membres du Sénat, César augmenta celui des questeurs jusqu’à quarante*, dont il s’était réservé de nommer une moitié. Quand César se réserva encore de proposer les magistrats à élire aux comices par centuries’, ainsi ()u’aux comices par tribus^ il eut de fait en sou pouvoir le droit d'élire, malgré l’apparence du vote libre laissée au peuple, et il obtint ainsi violemment une puissance plus considérable que celle qu’avait eue l’inler-roi du temps de la royauté.
ensuite César fit un pas de plus; il restreignit le pouvoir judiciaire à deux sortes déjugés, aux sénateurs et aux chevaliers, et il supprima les tribuns du trésor qui formaient la troisième juridiction. Le tribunat, dans l’origine, était destiné à être l’organe d’une opposition légale des plébéiens contre les empiétements de l’aulorilc ou du gouvernement. Ses membres, les tribuns, étaient inviolables; mais la sacromncla jwfestas du tribunal fut un bouclier qui, comme arme otfensive, se montra toujours plus puissant que le glaive du pouvoir. César connaissait cette puissance : comme révolutionnaire et •