‹ Le grand perturbateur romainChapitre 228 sur 277 · Dion Ca»*lua, 1. XLIX’, ch. iv · texte numérisé non relu

Dion Ca»*lua, 1. XLIX’, ch. iv

HISTOIRE DE CÉSAR

sénat et dans le foriim ; il eut un lit sacré coinme les dieux ; il eut un flauiine. C’est ainsi que le sénat revêtit le destructeur de la République, et que César eut Iq vanité d’accepter des honneurs excessifs, empruntés la plupart à l'Orient en décadence, aux Arabes du désert ou aux Puniques orgueilleux, dont les chefs commandaient à des tribus sans passe et rabaissées moralement par l’esclavage intellectuel et physique ! Quels étaient les magnifiques dispensateurs do ces distinctions puériles, de ces hochets futiles et sans signification intrinsèque? Los sénateurs que César avaient créés pour sqq usage personnel, neuf cents automates dont il tirailles ficelles cl qui l’élevèrent au-dessus du niveau de toijlo distinction humaine. Chacun de leurs décrets fut une otfense, nn blasphème même à la majesté des dieux, un attentat à leur gouvernement du monde 1 Tous les faits que nous venons d’énumérer ne sont que des futilités destinées à satisfaire la vanité et l’orguejl. Pins graves et plus importants sont les décrets du sénat qui étaient destinés à légaliser la somme de pouvoir de fait que l’omnipotent dictateur avait su faire couler dans scs mains. Ce qui importait surtout à César, c'était la continuation de son commandement militaire dont la durée allait expirer, selon les lois de la République : car elles en prcscrivaiciit la cessation dés qnp le général avait célébré son triomphe. R se fit donc conférer le titre d itnperaior, non dans le sens que ce titre avait en dans le passé, mais à perpétuité fet cemniè nom propre qui devait précéder ses autres noms'. On

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