‹ Le grand perturbateur romainChapitre 249 sur 277 · Pline, Histoire naturrlUf 1. VII, ch. \xv · texte numérisé non relu

Pline, Histoire naturrlUf 1. VII, ch. \xv

HISTOIRE DE CfiSAR.

gaulois et germains, que rambition de César avait sacrifiés, durent célébrer une fête réparatrice, assises au banquet de la Justice divine, en voyant s’abaisser dans les ténèbres d’Aïilès la figure du grand révolutionnaire fuyant devant les Érinnys et les Euménides. Et les muses aussi détournèrent leurs chastes yeux de ce spectre qui leur fil horreur ; Mnémé seule, parmi les vierges sacrées de l’Olympe et de l'Hélicon, put lui prêter une attention passagère et fugitive.

Quand César eut expiré, tout le monde s’enfuit et il resta quelque temps étendu par terre'; à la fin trois esclaves vinrent relever le cadavre qu’ils placèrent dans une litière d’où pendait un de ses bras; ils le rapportèrent chez lui où Calpurnie le reçut. Il s’était élevé un grand bruit parmi ceux des non-conjurés témoins de l’acte qui venait de s’accomplir ainsi que parmi ceux qui étaient à l’exlérieur; car l’événement arriva si inopiné, si inattendu, qu’on ne sut ni même le nom, le nombre et l'intention des conjurés. Tous, frappés de surprise, incertains si leur tour ne viendrait pas aussi, cherchaient à se sauver par la fuite durant laquelle ils communiquèrent une panique à tous ceux qu’ils rencontraient*.

Aussitôt après la mort de César, Antoine avait pris la fuite et jeté sa toge de consul, afin de ne pas être reconnu, et, pendant la nuit qui suivit, il se tint caché*.

Comme le sénat était composé des créatures de César, que la populace attendait de la monarchie de la

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