‹ Le grand perturbateur romainChapitre 250 sur 277 · Ibid., Casxius, ch. un · texte numérisé non relu

Ibid., Casxius, ch. un

HISTOIRE ÜE CESAR.

laisser vivre dans la dissolution et de lui offrir des jeux, des spectacles, du pain et des présents, le bruit de la mort de César répandit parmi les membres de celte assemblée et dans cette populace pauvre et ignorante, la frayeur et la consternation. L’appel à la lil)erlé fut reçu avec indifférence par le vulgaire, et, quant à une déclaration formelle que César se serait approprié un pouvoir illégal, que ses biens devaient donc être adjugés à l’Étal, que son cadavre devait être traîné dans le Tibre, que ses actes devaient être annulés; quant à une semblable déclaration ofiicielle , il n’y avait pas à y penser dans le moment. Brutus avec d’autres conjurés, le bras gauche enveloppé dans la loge, le glaive dans la main droite, se retirèrent sur le Capitole ; ils y restèrent pendant la nuit du 15 au 16 mars. Brutus et scs amis commirent la faute de ne pas comprendre dans leur drame Antoine et Lépidus. Mais pour les comprendre dans l’événement du 15 mars, il aurait fallu la voix de Trébonius, un des conjurés; il s’y serait certainement opposé parce qu’il se croyait lié à Antoine par la reconnaissance. Il faut savoir que Trébonius avait voulu tuer César pendant un de ses séjours à Narbonne; Antoine, qui était dans le secret, ne le trahit point '. Cicéron écrivait à Cassius, un des deux principaux conjurés : « Je voudrais que vous m’eussiez invité à souper aux ides de mars; il n’y aurait pas eu de restes, et ce sont ces restes qui me fatiguent*. »

Antoine se saisit de suite des papiers et de l’argent'

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