‹ Le grand perturbateur romainChapitre 257 sur 277 · Cicéron, Plaidoyer pour Flacciit, ch. xiviii · texte numérisé non relu

Cicéron, Plaidoyer pour Flacciit, ch. xiviii

2. V 0 .V 01 aussi M. Tliéodor Munimscn, Huloire romaine, 3* TOl., p. 679 de U 2* édition. Berlin, 1857.

HISTOIRE DE CESAR

sacerdotale, hiérarchisée d'après les magistratures romaines des plus mauvais temps; elle a vu le maintien immuable de la superstition et du fanatisme, et tant d’autres plaies dont César fut la cause indirecte en léguant à la postérité une longue traînée d’impuretés'.

Nous avons déjà dit que César était d’une assez grande taille, d’yne charpente régulière, qu’il avait les yeux vifs et noirs, le nez aquilin, le front de moyenne élévation et étroit; que son regard était sans bienveillance; que sa lèvre inférieure, épaisse et saillante, exprimait l’orgueil et la dureté. Il était en outre pâle, maigre et chauve, conséquences de ses fatigues à la guerre et de ses débauches. Il supportait sans peine les fatigues et les privations, quoiqu’il fui affecté d’une terrible maladie, l’épilepsie*, qui doux fois paralysa son action, une fois à Thapsus en l'année 46 et une seconde fois à Cordoue *, Dans les derniers temps de sa vie, il était sujet à des défaillances subites et à des terreurs nocturnes qui troublaient son sommeil. « Il laissa quelques-uns des siens persuadés qu’il ne voulait pas vivre plus longtemps, et que cette indifférence qui lui venait de sa mauvaise santé, lui avait fait mépriser les avertissements de la religion et les conseils de ses amis*. » Il attachait beaucoup de soin à son corps; et non content de se faire tondre et raser souvent, il se faisait encore

1, Voyez notre Bitloire générale de rarchileciure, pagea 701 à 716, pages I1G3 i 1176.

2. Appien, Guerres civiles, 1. Il, ch. ex. — Suétone, Vie de César, ch. XLv. — Dion Caaaius, I. XLIII, ch. ixxii.

Z. Plularque, Fie de César, ch. xtii. Ceisc déflnit celle maladie dans son Traité de la Médecine, \. 111, ch. xxm. Mahomet aussi élait épileptique.

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