‹ Le grand perturbateur romainChapitre 258 sur 277 · Suélone, Vie de César, ch. Lixivi · texte numérisé non relu

Suélone, Vie de César, ch. Lixivi

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épiler. Il soulTrait inipalicmmenl le désagrément d’être chauve, qui l’exposa maintes fois aux railleries de ses ennemis. Aussi ramenait-il habituellement sur son front scs rares cheveux de derrière, et, de tous les honneurs que lui décernèrent le peuple et le sénat, aucun ne lui fut plus agréable que le droit de porter toujours une couronne de laurier. Sa mise était recherchée et son laticlave garni' de franges, lui descendait sur les mains. C’était par-dessus ce vêtement qu’il mettait sa ceinture, et il la portail fort lâche. Ses mœurs étaient irèsdécriées et l’infamie de ses adultères très-notoire. Il fut l’amant de Postumia, femme de Servius Sulpicius Riifus, consul en l’année 51 ; de Lollia, femme de A. Gabinius, favori de Pompée et consul en l’année 58-, de Terlulla, femme de Crassus, le collègue de César dans le triumvirat; de Mucia, femme de Pompée; de Cléopâtre, femme de Ptolémée; d’Eunoé, femme de Bogud, roi de Mauritanie. Le jour do son triomphe des Gaules, ses soldats chantèrent en chœur les vers suivants' :

Cachez bien vo« moiliés im^irudcnls citadins;

Voici venir le char de ce chauve adultère,

Qui, mêlant les plaisirs aux soucis de la guerre,

Faisait l'amour en Gaule avec l'or des Romains.

Les mœurs de César étaient si décriées et l’infamie de ses adultères si notoire, dit Suétone, que Curion le père, dans un de ses discours, l’appelait « le mari de outcB les femmes et la femme de tous les maris*.

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