‹ Le grand perturbateur romainChapitre 26 sur 277 · CÉ8AB · texte numérisé non relu

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nouveaux membres qu’il fit élire formellement par les tribus. Sylla porta le nombre des questeurs à vingt, celui des préteurs à huit, et prescrivit qu’on ne pourrait monter aux emplois que graduellement. D’élus qu’ils étaient auparavant par le peuple, les pontifes devaient se compléter eux-mêmes. Leur nombre comme celui des augures, fut porté de dix à quinze. Pour les emplois jusqu’au consulat, la règle qui prescrivait un espace d’un certain nombre d’années avant qu’on pût passer de l’un à l’autre fut supn primée , mais Sylla ordonna qu’on resterait dix années avant de pouvoir accepter de nouveau le consulat. Les tribunaux qui, depuis les Gracques. avaient été enlevés au sénat lui furent restitués; Sylla chercha par des prescriptions sévères à obvier aux abus du pouvoir judiciaire et administratif.

L’édification colossale de la restauration de Sylla était terminée en l’an 80. C’était cette même année pendant laquelle le dictateur avait exercé le consulat aveê Métellus Pius, premier exemple de l’alliance de ces deux magistratures. Il ne fut plus consul l’année suivante, quoique élu ; il nomma à sa place Servilius Isauricus et Claudius Pulcher. Les nouvelles dispositions amenées par les soins de Sylla semblaient pouvoir se maintenir, quoiqu’il en restAt encore d’autres à déterminer. Cependant, dans l’exercice de son omnipotence, que personne n’osait plus lui disputer, et favorisé du bonheur que lui assura le sort, Sylla prit la résolution de se retirer dans la vie privée. Ce fut au commencementde l’année 79. Un jour, dans le forum, le peuple étant assemblé, et dans la foule ses ennemis politiques et personnels, les parents et amis des quatre-vingt-dix sénateurs, des quinze consulaires, des deux mille six cents chevaliers

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