‹ Le grand perturbateur romainChapitre 261 sur 277 · li., cb. XI · texte numérisé non relu

li., cb. XI

HISTOIRK DE CESAR.

et normal. Il sut faire naître l’orgueil envers les pauvres et les faibles, la soumission envers les riches et les puissants. Sans guerres et sans conquêtes, César n’avait pas sa raison d’être; il comprenait, comme le dit Aristote du tyran, qu’il fallait la guerre pour tenir le peuple en haleine et être son chef nécessaire. Du temps de César, l’idée de la monarchie n’était que chez les corrompus, les avides de richesses et de vains titres ; l’idée de la République, au contraire, était la réalisation de l’idéal des ûmes ficres qui ne voulaient que la force, le règne de la loi et rien d’arbitraire. César pratiqua aussi sur une vaste échelle ce que le cardinal Richelieu convertit en maxime politique '.

« Le gouvernement des Romains, dit Salluste*, était fondé sur les lois. Ils obéissaient à l’autorité royale. Des hommes choisis, dont le corps était affaibli par les années, mais dont l’esprit était fortifié par l’expérience, formaient le conseil public; leur âge et le caractère paternel de leurs fonctions leur fit donner le nom de Pères. Dans la suite, l’autorité royale, établie pour la conservation de la liberté et l’agrandissement de la République, ayant dégénéré en une orgueilleuse tyrannie, on y substitua deux magistrats suprêmes auxquels on n’accorda qu’un pouvoir annuel. Nos ancêtres croyaient par là prévenir l’insolence qu’un long pouvoir développe chez les hommes.

» Alors chacun chercha à s’élever, à déployer tout son

1. Richelieu, Testament polititiuf. La mn^iine de Richelieu était: « que Ira roi» tloivenl s'abAlenlr avec grand soin de se servir des gens de prohilé, parce qu'iis ne pniveiii en tirer parti. >

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