‹ Le grand perturbateur romainChapitre 269 sur 277 · I, ch. xxxTii · texte numérisé non relu

I, ch. xxxTii

HISTOIRE DE CËSAR.

une monarchie; il ne fallait attendTe de lui ni de seâ partisans rien de favorable à la liberté*. »

Après Macchiavcl, voici ce qu’on lit dans Montaigne : « Caton le jeune sçavoit bon gré à la fortune d’avoir mis sa vertu à une si belle espreuve, et d’avoir favotisé ce brigand à fouler aux pieds l’ancienne liberté de sa patrie®. — Mais toutes ces belles inclinations feutent altérées et etoufîces par cette furieuse passion ambitieuse à laquelle il se laissas! fort emporter, qu’on peült ayseiment maintenir qu’elle tenoit le timon et le gouvernail de toutes ses actions : d’un homme libéral, elle en rendit un voleur publique pour fournir à cette profusion et largesse, etc...’ ^ — J’abomine les exhortements de cette aultre âme desreglee (il s’agit de César) :

...dum tela micant, non vos pielatis imago Tela, ncc adversa conspecli Tronlo parentes Commoveant ; vultus gladio turbatc verendos *.

Cette citation est empruntée à Lucain (MI, 320), où César qui veut opprimer la liberté s’écrie : Tant que le glaive brillera, qu’aucun sentiment de pitié ou de tendresse ne vous touche, que la vue même de vos pères, dans le parti opposé, n’ébranle point vos courages : frappez, défigurez ces faces vénérables.

c C’était un amour dominant pour la patrie, dit Montesquieu, qui, sortant des règles ordinaires des crimes et des vertus, n’écoutait que lui seul, et ne voyait

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