CHAPITRE II
clamait au contraire une délibération particulière et epé* ciale 8ur chaque fait. Pompée eut la faiblesse de s’adresser au peuple. César, qui suivait toujours la même voie, ne laissa pas de lemarquer combien peu capable était Pompée de remplir le rôle qu’il avait choisi. Dans le procès de Clodius, qui avait ému toute la ville, l’année précédente, Pompée avait pris parti pour le sénat, A présent, il ap-> puyait la proposition de ibire descendre Clodius dans une famille plébéienne, ce qui avait évidemment pour but de lui permettre d’aspirer au tribunat, afin de pouvoir attaquer le sénat et surtout Cicéron. Fontéius, homme obscur, adopta Clodius, et cette adoption fut sanctionnée parTau* torité publique : César y mit la main.
Tandis qu’on discutait dans le sénat la ratification des actes de Pompée en Orient, Pompée fit demander au peuple , par le tribun Flavius , une distribution de terres pour ses vétérans *. Afin d’aider l’adoption de cette demande, on étendit son application à tous les citoyens les plus pauvres. Cette proposition était pernicieuse, contraire au droit, attentatoire à la propriété de classes entières de la société et de la bourgeoisie. Cela n’empécba pas Pom> pée de pousser Flavius à des violences extrêmes. Caton et Métellus s’opfiosèrent à cette mesure inique, et Flavius fit jeter le con.->ul en prison , parce que celui-ci ne voulait pas céder. Enfin, Pompée réfléchit qu’il serait plus sage pour lui d’arrêter l’ardeur du tribun, et finit à la longue, par rtmoncer à 1a satisfaction de ce second point d’honneur *. Déçu dans toutes ses espérances, il regretta d’avoir licen-