CHAPITRE II
sénateurs de lui prêter serinent sous peine de mort! Le sénat tout entier jura donc, et avec lui Caton et Métellus, qui s’y étaient refusé depuis le plus de temps. Afin de fortifier les mesures prises relativement aux terres de la Campanie, tout candidat qui se présentait pour l'emplir un emploi public devait Jurer de ne point proposer de modifications à la loi *. Capoue recouvra le droit de cité qu’elle avait perdu cent cinquante-deux années auparavant, lors de sa réduction en préfecture, à l’époque de la seconde guerre punique
Aûn de resserrer encore davantage le pacte des trois hommes, César maria sa fille Julie à Pompée, quoiqu’elle fût déjà fiancée à un autre ; lui-même épousa Calpurnie, dont le père, L. Pison, devait, comme consul de l’année suivante, veiller sur les lois qu’il avait fait passer. Par ce mariage de Pompée, César le sépara du parti aristocratique et le rendit méprisable. Ces mariages, amenés par Bellone, firent naître chez Cicéron des soupçons et du dépit : Caton en ressentit de l’horreur. Il éleva un murmure relatif à cet accouplement insupportable au moyen duquel on se procurait des emplois, des armées et des provinces*. Pompée et la République couraient à leur perte, et Curion père et fils, avec d’autres, étaient les échos de Caton. Mais César ne se laissa point déconcerter, et, dans le sénat, il commença par prendre d’abord l’avis do Pompée, tandis qu’il avait coutume d’interroger Crassus le premier, et qu’il était d’usage que le consul conservât toute l’année