‹ Le grand perturbateur romainChapitre 83 sur 277 · Dion Cfusius, 1. XXXVllI, ch. viii · texte numérisé non relu

Dion Cfusius, 1. XXXVllI, ch. viii

2. Cicero, De provinc, comular.^ 2. Sallusic» Jugurtha^ ch. xxvii. Dion Cassius, 1. XXXVIll, ch. tiii.

HISTOIRK DE CÉSAR.

ne pouvait pas refuser'. Comme consul, César n’avait été, pour ainsi dire, que le serviteur des autres; il avait été agréable au peuple, aux clievaliei’s et à Pompée ; il s’était précipité au-devant de nouvelles dettes; il avait amusé la foule au moyen d’une série de plaisirs pour les yeux; maintenant il travaille pour lui-même. Il lui fallait des provinces, mais des provinces qui le missent à même de triompher tant de ses amis que de ses ennemis! des provinces (|ui lui donnassent de l’argent; car sans argent point d’armée, et sans armée, point de domination ni d’empire*. César se faisait donner la Gaule qui, entre autres avantages, offrait à son ambition de grandes espérances de butin et un vaste champ de triomphes*. Quand il sut que cette province lui avait été accordée, il en éprouva une joie qu’il ne put contenir ; on l’entendit peu de jours après se vanter en plein sénat d’élre enfin parvenu au comble de ses vœux, malgré la haine de ses ennemis consternés, et s’écrier qu’il marcherait désormais sur leurs têtes. « Cela ne sera pas facile à une femme, » répondit une voix, par allusion à ses mœurs. « Je ne sache pas, répliqua-t-il sur le môme ton, que cela ait empêché Sémiramis de régner sur l’Assyrie, et les Amazones de posséder jadis une grande partie del’.Xsie*. » Le gouvernement de la Gaule ne fut qu’un moyen pour César. Une guerre sanglante et de longue durée devait lui procurer une armée sans rapports avec l’Élat et qui n’obéirait qu’à lui ; cette

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