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CHAPITRE IX Le Congrès International

Les lignes qui suivent renferment le projet de constitution d'un congrès international et développeut la mission qui devra lui être confiée. Ce projet pourra être mis à exécution s'il recueille la faveur des Alliés et si TAllemagne a à sa tête un gouvernement responsable avec lequel ils pourront traiter et en qui ils pourront mettre leur confiance. La première phase serait la suivante :

Chaque nation désignerait un membre supplémentaire de son cabinet, qu'on appellerait le Secrétaire de la Paix ; ces Secrétaires de la Paix composeraient le premier Congrès International ; ce Congrès se réunirait aussitôt que possible dans une des capital'es du monde, d'abord pour élaborer le plan,

ici exposé, d'une paix de cent ans, et pour acheter celle-ci par une émission d'obligations internationales.

Comme base de calcul pour cette émission, nous supposerons que le coût de la guerre, pour les Alliés et pour les Puissances^ Centrales, plus celui de la mobilisation en Suisse, Espagne, Hollande, Norvège, Suède et Danemark, etc., s'élève à ce jour à à mille milliards. Le total exact peut être supérieur ce chiffre ou moindre ; le chiffre supposé n'a pour but que d'illustrer les paragraphes suivants :

Pour arriver à la dépense totale, pour chaque nation, il faudra ajouter le montant des impôts de guerre perçus par elle au montant des emprunts de guerre émis depuis le 1^'' août 1914. Si, par exemple, la dette nationale de l'Angleterre avant la guerre était de 16.025 millions et sa dette actuelle de 166,025 millions, le coût de la guerre, pour TAngleterre, serait évalué à 150 milliards augmentés de toutes les sommes réalisées grâce aux impôts de guerre. Si-, par exemple, 50 milliards, ont été obtenus au moyen d'impôts exceptionnels, l'Angleterre aura dépensé dans cette guerre deux

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