LE COMMERCE ET LA FLNANCE
maisons anglaises et françaises hésiteraient à répondre aux commandes émanant d'un tiers des pays qui sont actuellement leurs alliés, pays auxquels l'Angleterre a cependant, durant la guerre, fourni des ^crédits presque illimités. Mais grâce à ce plan, la Serbie, par exemple, ayant réglé toutes ses dépenses de guerre, il ne saurait être question de ne pas étendre le crédit à cette nation. Sans ce plan, comment une nation comme la Serbie pourrait-elle jamais payer sa dette actuelle envers l'Angleterre, ou avoir par devers elle assez d'argent pour entreprendre le grand travail de restauration qui devra être commencé dès que la paix sera assurée ?
Ce plan améliorera de suite le commerce international, de manière àvle rendre de 200 à 300 % meilleur qu'il ne serait autrement pendant une ou plusieurs générations. La demande sera beaucoup plus forte qu'elle ne l'était avant la guerre, parce que les besoins seront plus grands. Tous les stocks descendront au point le plus bas pendant longtemps encore. Quel profit incomparable pour le commerce ! L'adoption de ce plan permettra à ceux qui restent
sur terre de voir la prospérité revenir d'un seul bond ; alors que s'il n'est pas adopté, ils né verront jamais ce retour de la prospérité, mais vivront au sein d'un monde ayant fait banqueroute.