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CHAPITRE XIX Le Commerce et la Finance

Quand tôt ou tard la paix viendra, la première préoccupation de tous ceux qui font le commerce de l'exportation sera de connaître le crédit des peuples. Pourront-ils payer les marchandises demandées? Seront-ils solvables? Qui peut répondre? Et dans quel délai une réponse sera-t-elle possible ? Quelle sera la stabilité financière de chaque nation? Quel sera le taux du change? Les banques, les manufactures et les maisons d'exportations seront-elles en relation avec les acheteurs étrangers et escompteront-elles leur papier, comme avant la guerre ?

Sans le plan proposé dans ce livre, la question des débiteurs et des nations débitrices ^era un problème délicat et que des mois d'examen ne

suffiront pas à résoudre. Les banquiers seront dans une grande perplexité. Si les marchandises sont vendues, sans que le change fonctionna le commerce sera très restreint pendant une longue période, et les transactions seront presque complètement paralysées. C'est un grave problème, qui ne peut être résolu que lorsqu'il sera devenu une réalité, si Tavenir doit être aussi sombre qu'il s'annonce actuellement. Pourtant, c'est un problème vital qui afîecte à la fois les banques, les industries et les établissements d'exportation.

Ce plan apporte une solution immédiate. Son adoption fera s'évanouir tous les doutes sur la question de solvabilité. Le crédit sera de beaucoup meilleur qu'il ne l'était avant la guerre. Si, par exemple, la Serbie désire acheter sur les marchés du monde, elle pourra payer et payera en émission serbe de Monnaie-Obligation. Tout le monde saura ce qu'il y a derrière cette monnaie, les commandes seront exécutées et une grande prospérité générale en résultera aussitôt.

Sans ce plan, il y aurait des années de fortes fluctuations entre les changes internationaux. Les

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