‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 132 sur 183 · Jeip, p · texte numérisé non relu

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J. Voir les trente propositions condamnées à Constance ainsi que les trente neul articles sur lesquels les suspects d'hénsie doivent être interrogés. — DtNziîiGEK-BAXNWAnT, Efichiridion, n" «27 et suiv.

:.. Cf. Janweh, L'Allemagne H la réforme, t. I, 580-, t. Il, pp. 83, 155, •413.

lentes ne causent pas de pareils transports, » dit Bossuet, qui rapporte ce proposa

§ 2. — Le jugement et la sentence.

A l'époque où nous sommes arrivés, le concile de Constance allait s'ouvrir. Sigismond chargea plusieurs seigneurs tchèques d'inviter le novateur à y paraître. Ce dernier en avait appelé plusieurs fois du Pape au concile général, il ne pouvait donc se soustraire à cette invitation. Etait-ce outrecuidance? était-ce aberration d'esprit? Hus avait en la bonté de sa cause une confiance naïve et présomptueuse, qui ne se démentit jamais. Il se résolut donc à exposer sa doctrine devant l'assemblée réformatrice et à tenter de se justifier. Il répondit à Sigismond : « J'ai sans cesse enseigné au grand jour et jamais dans le secret : je réclame le droit de parler en séance publique et de discuter avec mes contradicteurs. Je n'ai rien à redouter en confessant le Christ, quand même il me faudrait, pour défendre sa foi, m'exposer au dernier supplice ^. »

Déjà, il avait répété bien souvent dans les discussions publiques : « Je suis prêt à subir le supplice du feu, pourvu qu'en cas de défaite, mes accusateurs endurent la même peine'. »

Il avait en effet des adversaires persévérants qui s'apprêtaient à attaquer ses nouveautés dogmatiques devant le concile, et qui avaient déjà réuni en Bohême les preuves de leurs chefs d'accusation. Le réforma-

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