‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 157 sur 183 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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2. Cf. DE Beadcourt, Histoire de Chariot VU, t. I, pp. 279 et 361.

3. Les libertés de l'Église gallicane prouvées et commentées, par Durand DE Màillàne, t. m, p. 621. Registres ûu Parlement, t. J, du même recueil. — Valois, t. IV, p. 446.

LA FIN DU CONCn.E. 887

autant qu'injurieuse, ne put s'exécuter sans résistance et sans retard. Gest ce qui explique pourc^uoi l'assemblée réunie à Paris, fit des difficultés pour reconnaître- Martin V; elle voulait prendre ses précautions avant que le pontife pût exercer son autorité en France.

C'était surtout la question d'argent qui préoccupait la cour et les prélats de cour. On s'en aperçut quand on put lire les deux ordonnances royales de mars et d'avril 1418. La première protestait contre les abus, les pratiques simoniaques et la sortie de France dune grande quantité d'or et d'argent. La seconde interdisait formellement de faire passer à Rome, quand d^es bénéfices viendraient à vaquer, l'or, l'argent et les bijoux et défendait de solliciter du Pape des grâces expectatives. L'Université avait déjà énergiquement protesté et s'était empressée d'envoyer à Constance ses rôles de bénéfices [rotidi). Elle aimait mi^nx, nous l'avons vu', dépendre du pontife romain que des évoques. Martin V témoigna de son côté un juste mécontentement en voyant l'ingrate façon dont on répondait à ses paternelles avances. 11 a\'ait promulgué le concordat pour la France et il protesta avec force contre les deux ordonnances qui l'annulaient. Sur ces entrefaites, le duc de Bourgogne arriva au pouvoir. Tié]k il avait fait publier 1« concordat dans ses Etats : voulant se concilier les bonnes grâces du Pape, il fit signer par Charles VI un décret qui cassait les précédentes ordonnances (9 septembre).

En Allemagne le concordat s'appliqua sans aucune intervention du pouvoir civil. On a de bonnes raisons de penser qu'il en fut de même en Angleterre-.

2. MaiNGE.not, V» Concordais, dans le Dictionnaire de th^logie catholique, col. 732.

Le pontife romain ne fut pas très heureux dans ses négociations avec les Grecs. Une ambassade de l'Empereur et du patriarche de Constantinople arriva à Constance, le 19 février 1418. Cette démarche eut le sort de nombre d'autres, tentées auparavant par les schismatiques du Bas-Empire : la déloyauté les inspira à Byzance, une légitime défiance les fit échouer à la cour pontificale.

Mais nous ne pouvons omettre une pièce importante destinée à étouffer 1 hérésie de Jean Hus en Bohême et en Moravie '. Les vingt-quatre articles furent ajoutés à la fameuse bulle Iiiter^ cunctas, publiée par Martin V sur le même sujet. Ce dernier document contenait en quarante-cinq points le résumé des erreurs de l'hérésiarque bohémien. Tous les individus arrêtés comme suspects d'hérésie devaient être interrogés 3ur une longue série de propositions qu'indiquait la bulle pontificale. Malheureusement, la Bohême était encore trop violemment agitée pour que la voix du Pape pût y être entendue. Bientôt après, on fut obligé de prêcher une croisade contre les Hussites qui imposaient leurs doctrines par l'épée et qui semblaient avoir emprunté aux disciples de Mahomet la fameuse devise . « Crois ou meurs. » 11 suffit de prononcer les noms de Ziska, de Procope et des farouches Taborites pour faire renaître le souvenir de mille excès de doctrine et de conduite, de mille scènes de dévastation, de sacrilèges et d'horreurs.

Signalons seulement dans les décrets portés contre Wiclefla condamnation de la trente-septième proposition : Le Pape n' est point le vicaire immédiat de Jésus- Chj'ist. Les Gallicans ont affirmé, nous lavons vu 2, que

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