PiTRA, Analecia novissima (Tuscul., 1885), p
2. Cf. G. PÉHOLSE, Le cardinal Louis Aleman (Paris. 190»), p. V2.
3. VoiGT, Die Wiedeibelebung des classisckenAllerthutns oder das cislc Jahrhundcrt des Humanismus t. I, p. 413 (Berlin, 188ÔJ.
CONCLUSION. 'i\l
les pontifes fussent les maîtres et seigneurs du jeu de ce monde. Or dans l'Italie d'alors, pour être respecté, il fallait qu'un Pape fût craint; il n'était pas mauvais qu'il portât la cuirasse : les goûts de Jules II fiirent à l'avenant. Il a pour plusieurs siècles fortifié les Etats Romains et affermi la vieille installation pontificale. De Plaisance à Terracine il fit de saint Pierre un puissant propriétaire*. »
Écoutons la constatation de Machiavel : « Naguère, aucun baron n'était assez petit pour ne pas mépriser la puissance papale ; aujourd'hui, un roi de France a du respect pour elle. »
Avec le rétablissement du pouvoir temporel croissait l'intluence des pontifes sur les souverains d'Italie et sur les peuples catholiques. La réunion à l'Eglise de la Grèce schismatique, les efforts pour la croisade et les succès des missions en sont des preuves convaincantes. Déjà le concile de Bêle avait beaucoup travaillé pour conclure un traité de religieuse alliance entre l'Eglise du Bas-Empire et l'Église de Rome ^. La minorité des pères s'entendit avec Eugène IV et choisit la ville de Florence pour siège du futur concile d'union (7 et 29 mai 1437). Les envoyés grecs arrivèrent en Europe, discutèrent à Ferrare et se réunirent aux Latins à Florence, grâce à la science de Bessarion ^ et à l'énergie d'Isidore de Kiew.
Mal reçus dans leur pays à cause de ce traité d'alliance, quelques-uns de ces ambassadeurs grecs trahirent la cause de l'union et retombèreDt dans le schisme