‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 43 sur 183 · Auctorem fidei, pr · texte numérisé non relu

Auctorem fidei, pr

saurait l'être en tliéolog'ie, car la puissance spirituelle vient de Dieu par la mission de son Fils et des Apôtres; elle n'émane point du peuple considéré soit comme source, soit même comme canal.

Gerson soutient encore que le droit de corriger et même de déposer le souverain Pontife est entre les mains de la communauté tout entière et non pas seulement du concile général ^. « Tout fidèle peut demander d'être entendu parle concile, ajoute-t-il, quand il s'agit d'une question qui regarde l'autorité publique dans l'Église, la foi et les mœurs ^. » Occam, plus téméraire encore, avait affirmé que les femmes elles-mêmes ne doivent pas être exclues du concile général^.

On sait comment le Protestantisme, surtout calviniste, s'empara de ces doctrines et les exagéra en les introduisant dans son système religieux, «Voilà comme on prêche la Réforme, s'écriera douloureusement Bossuet ; c'est ainsi qu'on met en pièces le christianisme et qu'on prépare la voie à l'Antéchrist *. »

On le voit, toutes les erreurs sur la réforme et le régime hiérarchique de l'Eglise, sur la puissance des conciles, sur la monarchie pontificale, sur les droits des simples prêtres ont leur source dans les théories qui faisaient naître, qui encourageaient et qui perpétuaient le schisme. Nous en avons noté les principales manifestations. Nous ne rappellerons pas les opinions de ces énergumènes qui s'écrient : « Après tout, qu'im-

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