‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 47 sur 183 · Niem, 1. il, 26. — Grecorovius, t. VI, p · texte numérisé non relu

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qui les hantaient : la superstition passait par toutes les brèches faites à la foi.

D'un autre côté, les malheurs publics réveilkient le véritable esprit religieux et excitaient partout un nouN'^au besoin de prière.

. Charles VI venait d'être frappé de folie dans la forêt du Mans (1392) ellepeuple y voyait une punitioh divine ' . D'un bout de la France à l'autre, on faisait des processions et des pèlerinages pour obtenir la guérison du roi. Notre-Dame de Chartres, Notre-Danfie du Puy. la basilique de Saint-Denis. Sainte-Catherine dra Val des Ecoliers, la sainte Chapelle du Palais et d'autres églises miraculeuses recevaient tour à tour les hommages et les supplications des bons Fran(;ais q;ue le malheur des temps dirigeait en foule vers les sanctuaires lesplus vénérés. A Avignon, le Pape lui-même composa une messe spéciale « pour la paix » et promit des indulgences à tous ceux qui l'entendraient.

Étrange et cruelle situation, en effet, que celle de la France! Un roi fou, une reine dissolue, des princes rivaux, faisant passer leurs intérêts avant ceux de la patrie! Dans un ordre supérieur, des écoles théologiques divisées sur des points très importants, des évoques incertains de la légitimité de leur chef, et enfin au sommet de la hiérarchie, un pape doateux!

1. « L'oppinion commune du royaulme de France estoit qu'il n'auroit jamais ïanté, si seroit Église en atrtre estât... Le roy s'escusoit en disant : Nous avons creu le conseil de ceux qui nous ont gourerné jusques à ores, et se bous bous avons a^ueé de folie, tt, euls en est la coulpe et non à nous. • Froissart, t. XVI, pp. 69 et 441.

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