LES MOYE S DE PACIFICATION
mande qu'un concile général lui démontre qu'elle a tort de rester attachée à Urbain '. Le roi de Castille, sollicité de même par Charles V, veut demeurer neutre en attendant la réunion d'un synode convoqué par les cardinaux^. Le roi de France mourant s'était rallié, lui aussi, à cette solution et avait réclamé cette assemblée de l'Église universelle^.
Les écrivains les plus connus de l'époque préconisaient le même moyen. Sur ce point les docteurs allemands et urbanistes, Henri de Langenstein et Conrad de Gelnhausen *, étaient d'accord avec les maîtres français et clémentins, comme Gerson. Celui-ci rappelle, dans un de ses sermons, les efforts faits en faveur du concile par l'Université d'Oxford, par Pierre d'Ailly et par d'autres professeurs illustres ^.
Le chevalier Philippe de Maizières mêle sa voix ' à
celle du frère prêcheur Jean de Montson ^. A la prose
latine de ce dernier s'unissait la poésie française, alors
à son berceau. Un rimeur de 1381 préconise en ces
termes la réunion du futur concile : '
Le général Conseil en sentence qu'il dit
Ne mesprendra de rien : du tout à li niaffie.
Donques qui du Conseil générai se meffie
Monstre qu'il ne sent pas bon droit pour sa partie^.
Nulle autorité en effet n'était plus grande dans VV.-