Ibid., lib. II, c
LES MO^iTXS DE PACIFICATION. 139
Encore si ces impositions extraordinaires avaient eu pour excQse des nécessités réelles et urgentes! Mais la cour pontificale, plus nombreuse que jamais, ne se départait en rien de son luxe traditionnel et ne retranchait pas une obole de ses injustifiables prodigalités ' . Aussi l'épiscopat refusait-il de payer ces nouvelles redevances ; le conseil du roi prenait des mesures contre les collecteurs et sous-collecteurs pontificaux; l'Université elle-même croyait de son devoir de se faire linterfirète d'un mécontentement qui allait grandissant.
" 3. — Derniers jours et mort de Ciéraent VII.
Clément lui-même sentait que son prestige était atteint et que son pouvoir diminuait aussi bien parmi le clergé qu'au sein du peuple. Il lui importait surtout de reconquérir les bonnes grâces de l'Aima Mater-.
A cet eiïet, le pontife d'Avignon manda près de lui Pierre d'Ailly, Gilles des Champs et quelques autres membres influents de l'Université. Il avait besoin, disait-il, de prendre leurs conseils. Ceux-ci refusèrent, peu touchés d'une invitation aussi intéressée de la part du pape que compromettante pour leurs propres personnes '.
Peut-être étaient-ils encouragés dans cette attitude expectante par le nouveau légat de Clément à Paris,
\. Valoib, t. n.p. 388. — cf. s. de ClémangiB, De corrupto Ecclesîx ftatu, dansBRo»-?), Fasciculus rerum exp. et fug-, t. II, p. oîiS. — Les pro. testants ont beaucoup abusé des textes tirés de cet ouvrage rtonl le ton déclamatoire et outré est évident pour tous. Ce livre, qui affecte l'allure d'un lihelle, est-il seulement de Clémaiig'is? On a pu se le demander. Toutefois Hemmerle le Ini maintient. Cf. son article Nilo?ai<j Poillcinllam fjenannl Nikolavs von C>emanges und die Schrift De corrupto Ecdesix statu dans le Historisches Jahrbuch (1906;, t. XXVIl, p. 803-812.