Cf. Ehrle, Archiv fur Liieratur, t. VI, p. 274 seqq
2. De BOULAT, t. IV, p. 833. — Sur Plaoul, cf. Froissart, t. XVI, p. 69 el 273. Ce prélal était clerc de Liège et le religieux de Saint-Denis dit de
lui : « In sacra pagina excellenlissimus professer. » Plus tard, il fut l'interprète de la Sorbonne au concile de Pise. Il mourut évêque de Senlis, le 11 avril 1413.
3. Chronic. Karoli VI lib. XIX, c. 2,6, — Massi, t. XXVI, p. 90. — Du Bou- LAY, t. IV, p. 818. — Bourgeois du Chastenet, p. 31.
4. Ces votes ont été publiés par Douet- d'Arcq, Cftotar de pièces inédites, t. I, p. 142-149. Société de l'histoire de France (1863). — Cf. Jarry, Louis de France, pp. 207 et 439.
Sur la division des esprits à celte époque voirla lettre d'u.n confidem de Benoît récemment trouvée par le P. Eurle dans un ms. du Vatican. {Archiv., t. vu. p. 102).
BENOIT XIII. — LA SOUSTRACTION D'OBÉDIEXCE. IGù
qu'une nouvelle sommation fût faite à Benoît. D'autres, au nombre de cinquante, se prononcèrent en sens divers. L'éminent historien, qui a retrouvé et compté les bulletins de vote, accuse donc le chancelier d'avoir falsifié les résultats du scrutin et d'avoir induit en erreur l'Eglise gallicane^
Dans cette même séance solennelle, le chancelier lit défense, de la part du roi, de parler directement ou indirectement contre les décisions prises. Le duc de Berry alla plus loin. « Quiconque, dit-il, sera assez hardi pour se permettre une pareille attaque sera privé de son bénéfice, s'il est membre du clergé. S'il est laïque, il sera livré au bras séculier pour en recevoir un châtiment exemplaire -. » Des menaces exagérées venaient ainsi soutenir une décision illégitime que l'énergie de Benoît allait rendre inutile.
Quelques jours plus tard, le 8 août, Charles VI déclara nulles les collations faites par le Pape ' et remit aux mains des évéques la confirmation des élections monastiques *.
Le 22 août, une loi organique décida que, pendant la soustraction d'obédience, on daterait tous les actes de l'année de l'élection de Benoît et non plus de l'année courante de son pontificat ^. La France espérait ne pas être seule et entraîner dans sa défection plusieurs autres royaumes de l'Occident.
4. La France et le grand Schisme <f Occident, t. m, p. 173, Dans une pièce importante publiée par le P. Ehule (^Irc/itu, t. VII, p. 79), on lit : € Non fuerunt publicatœ voces in substractione quando fuit facta, quia multi,ul dicitur, erant contradicenles. »
2. Cronic. Karoli VI lib. XIX, c. 2. — Bodrgeois du CaAST£!(ET, p. 52.
• 3. Mautène et DunAND, Thésaurus, t. II, p. H53.