‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 71 sur 183 · Ehrle, Archiv, t. VII, p. 18 et · texte numérisé non relu

Ehrle, Archiv, t. VII, p. 18 et

:i LE GRAND .SCHISME.

d'Avignon ' ! Quelques j^urs après, le cardinal fut Trappe lui-même dune maladie mortelle -, et plusieurs virent 4ans cette mort subite un oliàlimeat du Ciei. Les mines étaient poussées jusque sous les tours; les bombardes et les arbalètes lançaient sans cesse de grosses pierres et des viretons. La tour du pont fut prise et GeolTroy y arbora ses bannières. Benoît, qui dirigeait énergiquement la résistance, fut blessé d'un éclat de pierre dans une de ces attaques. De quelque côté qu'il se tournât, il ne voyait aucun souverain disposé à lui porter consolation ou à lui prêter assistance.

En efl'et, beaucoup de princes et de villes avaient - jlvi l'exemple de la France et avaient abandonné 1 obédience du pontife d'Avignon.

Marie, reine de Naples et de Provence, l'avait délaissé; la Castille et la Navarre refusaient désormais d'obéir ; au nord, Cambrai et Besançon, dépendant de l'Empire , brisaient les liens qui les rattachaient à Benoît. D'un autre côté, son confesseur, saint Vincent Ferricr, n'avait point voulu se renfermer avec lui dans la citadelle que les Français s'apprêtaient à forcer. Il désapprouvait hautement cette résistance à main armée. Tout semblait lui manquer à la fois, et la forteresse d'Avignon, qu'il avait si bien munie de vivres et de matériel de guerre, était chaque jour serrée de plus près. Une énorme provision de bois avait été brûlée par le feu grégeois que lançaient les assiégeants aidés des Aviguonnais révoltés^, la garnison ne pouvait plus faire cuire ses aliments, les vivres frais faisaient défaut, le vin manquait ainsi que les remèdes, et

1. Cf. EuRLB, Archiv, t. V, p. 427, t. VII, pp. 180 et 234. — Bau'ze, Î.U, p. H23.

2. Alpap.til (M.d'), Chronica actilalorum [éùiX. Ehrlf.}, p. 49.

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