EiiRLE, t. vu, p. 137 et sniv
- Ibid., pp. iiS et leo. — Cf. Ordonnances de» rois, t. VIII, p. i31. . Ehrle, Archiv, t. VII, pp. 206 et-2-i6. Réunion à Seiilis des cardinr.iix résidant à Paris et des ducs, pour faire réussir ce projet de concile. C'ite assemljl<?e avait été jusqu'ici ignorée des historiens. — Cf. Vxluis, u, p. iSi.
accepter enfin cetle voie de cession que Wenceslas, d'accord avec le roi Charles, essayait de lui imposer? Quels étaient ses rapports avec le roi des Romains et avec les électeurs de l'Empire?
Quand Wenceslas, lors de l'entrevue de Reims, se résigna à faire demander aux deux papes l'abdication volontaire, Boniface^entit que sa position devenait précaire et périlleuse. Pour regagner les bonnes grâces du roi des Romains, il lui proposa la couronne impériale (4 septembre 1398; '. Wenceslas, de plus en plus abruti par l'ivrognerie et la dissolution, ne répondit pas à ces avances. Il semble qu'à partir de cette époque, l'esprit d'imprudence et d'erreur se soit emparé de plus en plus de ce triste monarque. Les princes électeurs des rives du Rhin résolurent dès lors de se débarrasser de Wenceslas et ils ne désespérèrent pas de rendre Boniface favorable à leur complot. Le chef de cette opposition redoutable était Robert de Bavière, gui aspirait ouvertement à l'Empire.
C'est en vain que le roi des Romains, tardivement inquiet, voulut réunir des diètes, exciter les nobles à tirer l'épée et ses sujets à le défendre. Ses parents eux-mêmes l'abandonnaient : son frère Sigismond, qui guerroyait pour son propre compte en Moravie ne songeait guère à le soutenir. Les électeurs en vinrentjusqu'à traduire Wenceslas à la barre de leur tribunal et à vouloir juger leur chef hiérarchique. Ce n'était pas seulement dans lÉglise, mais aussi dans l'Empire que prévalaient les idées subversives et révolutionnaires. Le roi des Romains refusa de se soumettre à ces injonctions, et les électeurs se regardèrent dès lors comme déliés du serment de fidélité. Ils se réunirent non loin de Coblenlz