‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 78 sur 183 · LiNDMER, t. II, p. 36à · texte numérisé non relu

LiNDMER, t. II, p. 36à

L'ÉGUSE DE FRANCE. 185

dans une petite chapelle qui existe encore aujourd'hui, et mirent Wenceslas en accusation. Ils lui reproché rent d'avoir nui à l'Empire, d'avoir commis d'horribles cruautés, de n'avoir pas procuré la paix à l'Eglise, et le condamnèrent comme ayant été « inutile, inintelligent et indigne détenteur du Saint-Empire romain *. »

Le 20 août 1400, l'archevêque de Mayence lut solennellement la sentence de déposition, puis, le lendemain, les princes électeurs, réunis à Koenigstuhl, choisirent

)ur lui succéder le comte Robert de Bavière. Il fut . jaronné à Cologne, le 6 janvier 1401.

Robert était sans doute plus habile, plus moral et plus estimable que l'inepte Wenceslas ; mais le caractère illégal et révolutionnaire de son élection sautait aux yeux et ne saurait être excusé que par les procédés maladroits, grossiers et tyranniques de celui qu'il remplaçait.

Aussi le Pape de Rome refusa-t-il d'abord de reconnaître ce choix des électeurs de l'Empire et de couronner Robert. Ce ne fut qu'à la fin de 1403, après beaucoup de tergiversations et d« négociations, que Boniface se déclara en faveur du nouveau roi des Romains et confirma la déposition de Wenceslas. De son côté, Robert promit d'employer toutes ses forces à l'exaltation de l'Eglise catholique. Par conviction peut-être, en tout cas par devoir de reconnaissance et par intérêt personnel, il se crut désormais tenu à reconnaître le Pape romain comme seul légitime et à le défendre en toute circonstance.

La paix religieuse se trouvait donc reculée de plus en plus, puisque le nouvel empereur apportait à Boniface une force au moins égale à celle que le roi de France

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