Ibid., lib. XXVll, C
3. Siniéon Luce et Tschackert en font un dominicain ; Hefele, Hergenrœtlier et Michelet un frère mineur. II appartenait réellement au clergé séculier. Il fut enterré à Hesdin dans la maison des Franciscains en lill. — Cf. Denifle, ChartuL, m, 402.
4. La Société rouennaise de Bibliophiles vient de publier le Livre du champ d'or et les autres poèmes inédits de Jean Petit, un vol. in-i, de U-247 p.
LA RESTITUTION D'OBÉliIE-N'CE. 209
] Église : « Le roy est seigneur de ses subgiez, dit-il, mais le pape n'est pas seigneur de l'Église, mais menistre. LÉglise est confermée en foi en laquelle elle n'erre point; mais le pape puet errer *. »
Puis Jean Petit reprit la parole et fit à Benoît mille reproches dans un long discours plein de verve et de violence. « On a rendu l'obédience au Pape d'Avignon sous conditions, dit-il; -ces conditions n'ont pas été remplies. Benoît a violé sans pudeur ses serments et ses promesses. Vous savez tous avec quel empressement il a exigé les procurations, les annates, les dîmes et les services inventés par quelques-uns de ses prédécesseurs, au grand détriment du clergé. »
Le lendemain, Jouvenel des Ursins, avocat du roi, reprit toutes ces conclusions et rendit sa décision juridique. Elle comprenait trois points :
1" Le mémoire de l'Université de Toulouse en faveur de Benoît et de la restitution d'obédience sera livré aux flammes.
2" Le roi est dans son droit en s'opposant aux demandes d'argent que multiplie le Pape.
3" Benoît n'a pas rempli les conditions mises à la restitution d'obédience ; le roi a donc le droit de la refuser de nouveau 2.
Les deux premières conclusions furent admises sans difficultés ^ . La troisième était plus grave et pouvait replonger la France dans tous les désordres et les malheurs de la soustraction d'obédience. De leur côté, les partisans du Pape s'agitaient pour obtenir des délais. Le Parlement se décida à ne pas prendre de résolution