Arch. nation., x 1», 478", f
2. Chronic. Karoli VI lib. XXVII, c. 2. — Hefele (Trad. Leclercq), t. M, â« partie, p. 1287.
3. La i-remière conclusion fut admise le 17 juillet et la seconde le 11 septembre.
avant la réunion des prélats de France qui devait avoir lieu à la Toussaint de cette année 1406.
En Italie^ les affaires de l'union marchaient mal. Innocent, que nous avons vu assez bien disposé, se refroidissait. Il faisait décider par quelques curia ix et quelques ambassadeurs qu'il n'était point obligé de tenir le serment prêté par lui avant -le conclave, de travaille'' elTicacement à la paix de l'Eglise. Ses familiers s'étonnèrent hautement de ce revirement subit. Son oreille fut offensée de leurs propos et il déclara impérieusement au grand pénitencier et au vice-chancelier qu'ils eussent à faire taire ces discoureurs parce qu'il ne voulait plus entendre parler de l'affaire de l'union.
Telle était donc, à la fin de l'année 1406, la situation respective des deux obédiences. Aucune voie n'avait abouti, aucun expédient politique ou militaire n'avait réussi : la paix semblait plus éloignée que jamais et les amis de l'Eglise ne pouvaient que déplorer la ruine de leurs espérances aussitôt évanouies que conçues.
Vers cette époque, une femme distinguée, Italienne de race, mais Française d'adoption, écrivait le Lwre des fais et bonnes mœurs du sage roi Charles V. « O quel flayell s'écriait-elle, o quel douloureux meschief qui encore dure et a duré jà l'espace de vingt-six ans ! Ne taillée n'est cette pestilence de cesser, si Dieu, de saincte miséricorde, n'y remédie! Car jà est cette détestable plaie comme apostumée et tournée en accoustumance... Si est grand péril que mort soudaine sen suive quelque jour en la religion chrétienne. ^ »
1. Ltvre des fais et bonnes mœurs du sage roi Charles V, (Collection de Mémoires relatifs à l'histoire de France, 1" série, t. VI„ p. H6).