‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 90 sur 183 · Bourgeois do Cbasi«ket, pp. iOo et ii · texte numérisé non relu

Bourgeois do Cbasi«ket, pp. iOo et ii

séquences outrées tirées dune hvpollièse gratuite *. « Je ne say comme l'on souffre de tels ennemis de notre foy. des Antechrists, des destruiseurs de chrestienté », s'écrie-t-il. Simon de Cramaud va plus loin : « Qui se feint tenir la sainte Foy et contemne les traditions des saints Pères et des saints Docteurs et par occasion de ce divise l'Église, il est hérétique. Celui qui damnablement tient l'Eglise en schisme est même hérésiarque, selon les saints Docteurs^. »

Simon de Cramaud est lui-même bien plus sûrement schismatique, quand il propose que les prélats français puissent juger de tous les appels en dernier ressort. Les évêques et archevêques en appelleront aux primats de France. « Navons-nous pas les archevêques de Bourges, de Vienne et de Lyon qui 'sont primats? Il serait plus convenable de faire juger en France, et non en Italie, les causes françaises? Néanmoins, conclut-il, je ne voudrais rien dire contre les libertés et franchises de la sainte Eglise de Rome*. » Jusqu'à cette époque de trouble, jamais cette proposition audacieuse n'avait été émise. Avant l'orateur de 1406, jamais un prélat n'avait osé contester au Saint-Siège le droit de juger les causes importantes en dernier et suprême ressort. La pragmatique sanction de Bourges et le gallicanisme tout entier sont en germe dans ce discours plein de prétentions et de révolte.

Quelques jours après, le 7 décemhre, les défenseurs de Benoît répliquèrent, en présence du roi et des ducs. Guillaume Pliilastre\ doyen de Reims et futur cardinal,

i. BODRGEOIS DC CUASTENET, p. 120.

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