‹ Le grand schisme d'occident [microform]Chapitre 105 sur 186 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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était le premier inscrit. Après avoir formulé des excuses a sur son ignorance et la rudesse de son engin ^ », après avoir comparé les différentes Facultés aux quatre animaux de l'Apocalypse, il s'étonna de l'audace qu'elles avaient d'attaquer et de vouloir juger le Pape. « Je ne trouve pas, dit-il, que toutes les nations ensemblées puissent condamner le Souverain Pontife. Comment donc par un concile qui est en petit nombre quant au regard de toute l'Eglise, qui n'en est que la quarte ou quinte partie, le jugerez-vous? Les rois ne peuvent dépouiller le Pape de son autorité, mais les papes ont parfois créé et déposé les rois, témoin Pépin. Ozias voulut empiéter sur les fonctions sacerdotales : il fut frappé de lèpre : prenez garde ^. » Ces réminiscences historiques et peut-être cette allusion à la maladie mentale du roi furent peu goûtées de l'assistance d'élite qui écoutait ce réquisitoire et encore moins du duc de Berry. Philastre fut plus tard obligé de présenter d'humbles excuses.

Puis l'orateur, plus vigoureux qu'adroit, fit l'apologie complète du pontife avignonnais : comme lui, il se prononça pour la voie de convention qui contient toutes les autres, et contre la cession qu'il jugea inutile. Il montra toutes les inconséquences de la conduite de la France en cette affaire et demanda qu'on ne revint pas à une nouvelle soustraction d'obédience.

Le 4 décembre, l'archevêque de Tours, Amélie du Breuil, prit à son tour la parole et fit une prolixe leçon d'histoire. Il rappela que les nombreux schismes

1. Bourgeois du Chastenet, p. 423. Il dit ailleurs : « Je suy un povre homme, qui ay esté nourri es champs : je suy rude de manalure et n'ay pas demeuré aveuques les rois, ne aveuques les seigneurs... », p. 163.

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