FisKE, 1. 1, p
3. Les Capita agendorum se trouvent dans Von der Hardt, 1. 1, col. 506. n les attribue au cardinal Zabarella, mais Lenz, Steinhausen et Tsciiac- KERT prouvent qu'ils sont de d'Ailly (1417). — Cf. Clemangis, Vota emendationîs, dans Yon der Hardt, 1. 1, p. II, col. 43.
qu'on a. pu soupçonner qu'ils venaient de la même inspiration.
Plusieurs délégués de l'Italie, de la Bohême, de la Hongrie et de l'Angleterre arrivèrent successivement, mais avec une grande lenteur et en petit nombre ^ .
Le Pape fut obligé de proroger plusieurs fois le concile qui ne commença guère qu'avec l'année 1413. Le seul décret important fut celui qui condamna les livres de l'hérésiarque anglais Wiclef et qui défendit de les commenter en chaire devant le peuple^. C'était une improbation des pratiques et des doctrines que Jean Hus commençait à introduire en Bohême.
Le cardinal de Cambrai, qui était arrivé en décembre 1412, ne put faire discuter et admettre son remarquable projet de réforme du calendrier : on en renvoya l'admission définitive à la fin des troubles de l'Église ^. Les ambassadeurs français n'eurent guère occasion d'être satisfaits du résultat de leur mission. Comme tous les Pères de ce concile, ils devinèrent bien vite d'ailleurs que Jean ne voulait pas aborder sérieusement les questions de réforme qui intéressaient si vivement l'Université avec toute l'Église. Sitôt que la discussion était placée sur ce terrain brûlant, l'habile Zabarella prenait immédiatement la parole et détournait la proposition ''.