Jeep, pp. 33 et 38. — Wiclef, Dialogus, II, 73; IV
3. Hos, de Ecclesia. M., S""» lettre à Christian de Prachatic, dans Hô f- LER, Jean Hus, p. 222. làid., S"» lettre.
4. PAtACKY, Documenta, p. 448. — Hefele, t. X, pp. 3aO et 520. — A. H. VVratislaw, The commencement of résistance to papal authority on the inferîor clergy (London, 1882), in-18.
SOUS les deux espèces [utJ'aquisme], c'est-à-dire l'usage du calice pour les laïques : ce sera pendant longtemps le principal point en litige entre les Bohémiens et l'Église romaine K Moins hardi que Wiclef et Luther, il s'exprime en termes ambigus sur l'impanation, c'està-dire sur la permanence de la substance du pain dans l'hostie après la consécration^. La confession auriculaire n'est pas nécessaire, la contrition du cœur suffit pour le salut ^.
Quant à la vénération des reliques, aux censures ecclésiastiques, et aux fondements de l'autorité civile, Hus n'a guère d'autres opinions que celles de Luther ''. Celui-ci a reconnu d'ailleurs plus d'une fois l'influence des doctrines de l'apostolat bohémien sur son esprit et sur sa conduite, et ill'a célébré comme un grand martyr du Christ, tout en l'accusant de timidité. A la première page d'un livre de chant hussite conservé à Prague, on voit une gravure qui représente Wiclef battant le briquet , Hus fournissant les charbons et Luther agitant une torche enflammée ^. C'est un vrai symbole des relations qui unirent moralement ces trois hommes qui pourtant ne se virent jamais en ce monde. L'hérésiarque de Wittemberg écrivait injurieusement au Pape : « Tout ce que vous condamnez dans Jean Hus, je l'approuve, et tout ce que vous approuvez, je le condamne. Voilà la rétractation que vous m'avez ordonnée, en voulez-vous davantage? » — « Les fièvres les plus vio-