‹ Le grand schisme d'occident [microform]Chapitre 155 sur 186 · YON DER Hardt, t. IV, p · texte numérisé non relu

YON DER Hardt, t. IV, p

ce dernier ne présidât pas le concile et même n'y assistât pointa

-■ Il faut le reconnaître, Grégoire poursuivit l'affaire de son abdication avec une logique, un esprit de suite et une dignité qui faisaient un singulier contraste avec la conduite et les procédés de Jean XXIII. Le 15 juin, Charles de Malatesta, muni de pleins pouvoirs, fit son entrée solennelle dans la ville de Constance, où il fut reçu magnifiquement par le roi des Romains et par les prélats^.

Il déclara d'abord à Sigismond qu'il était envoyé par Grégoire auprès de lui, et non auprès d'un concile que ce pape n'avait ni convoqué ni reconnu.

Après plusieurs négociations préliminaires vint le grand jour de la quatorzième session générale, le 4 juillet 1415 ^. Tous les Pères étaient présents ainsi que le roi et sa cour pour assister au spectacle presque inouï de la démission d'un pape. Les bulles qui furent lues révélèrent toute la grandeur d'âme de Grégoire, laquelle, jointe à la correction d'attitude dont il fit preuve, provoqua une admiration respectueuse et générale. Il agit en tout comme pape légitime et fit accepter toutes ses conditions.

On fit connaître d'abord la bulle qui constituait comme procureurs Charles de Malatesta et le cardinal Dominici de Raguse^. Puis le cardinal lui-même donna

\. VON DER HAUDT, p. 192.

. 2, Ibid., p. 3M.

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