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ce nouveau « conciliabule » ait chance de faire quelque chose qui soit agréable à Dieu ^. » « De son côté, Ferdinand nomme ses procureurs près l'assemblée de Constance qu'il ne veut point pourtant reconnaître comme concile général. Il proteste d'avance contre les décisions qui y seraient prises au désavantage de Benoît, « pape certain et notoirement indubitable » , dit-il (l*"^ octobre 1414).
Les représentants du pontife et du roi d'Aragon arrivèrent à Constance, et le 4 mars, ils prièrent Sigismond de se rendre le plus tôt possible à Nice pour y assister à la conférence projetée'^.
Benoît XIII se flattait toujours qu'on y reconnaîtrait ses droits, qu'il s'obstinait presque seul à croire inattaquables. Tout contribuait d'ailleurs à entretenir le pape d'Avignon dans ses incurables illusions. On lui affirmait que les plus grands seigneurs de France allaient prier le roi Charles de se déclarer derechef pour lui ^. On lui écrivait de Paris que, malgré certaines apparences, Jean XXIII ne voulait pas du concile de Constance dont il redoutait les effets pour lui-même, et que ses cardinaux et ses familiers eux-mêmes étaient disposés à l'abandonner. Son correspondant, Jean Humbert, clerc de l'île Majorque et étudiant de l'Université, lui donnait aussi des renseignements sur l'état d'esprit de la cour de France, des maîtres et des élèves de VAlma Mate?', et fortifiait dans le cœur du pape les espérances dont un prochain avenir devait montrer l'inanité''.
Quelque temps auparavant, le lieu de la conférence