‹ Le grand schisme d'occident [microform]Chapitre 77 sur 186 · Cf. Hergesuqetuer, Histoire de l'Eglise, t. IV, p · texte numérisé non relu

Cf. Hergesuqetuer, Histoire de l'Eglise, t. IV, p

2. Du BOHLAY, t. IV. — Sur Plaoul, cf. Froissart, t. XYI, p. 69 et 278. « Ce prélat était clerc de Liège et le religieux de Saint-Denis dit de lui : « In sacra pagina excellentissimus professor. » Plus tard, il fut l'interprète de la Sorbonne au concile de Pise. Il mourut évoque de Senlis, le il avril 1413.

3. Chronic. Karoli VI lib. XIX, c. 2,6. — Mansi, t. XXVI, p. 90. — Du Boc- LAY, t. IV, p. 848. — Bourgeois du Chastenet, p. 51.

4. Ces votes ont été publiés par Douet-d'Arcq, Choix de pièces inédites, 1. 1, p. 142-149. Société de l'histoire de France (1863). — Cf. Jarry, Louis de France, pp. 207 et 439.

Sur la division des esprits à cette époque voir la lettre d'un confident de Benoît récemment trouvée par le P. Elirle dans un ms. du Vatican. {Archiv., t. VII, p. , 102).

faible majorité, et encore à cause de la pression qu'avait exercée la royauté. D'après l'éminent historien la question religieuse se compliquait d'une question financière. Le gouvernement avait intérêt à rompre avec le Pape qui lui avait refusé de soumettre les ecclésiastiques français à la contribution des aides ^ .

Dans cette même séance solennelle, le chancelier fit défense, de la part du roi, de parler directement ou indirectement contre les décisions prises. Le duc de Berry alla plus loin. « Quiconque, dit-il, sera assez hardi pour se permettre une pareille attaque sera privé de son bénéfice, s'il est membre du clergé. S'il est laïque, il sera livré au bras séculier pour en recevoir un châtiment exemplaire ^. » Des menaces exagérées venaient ainsi soutenir une décision illégitime que l'énergie de Benoît allait rendre inutile.

Quelques jours plus tard, le 8 août, Charles VI déclara nulles les collations faites par le Pape ^ et remit aux mains des évêques la confirmation des élections monastiques *.

Le 22 août, une loi organique décida que, pendant la soustraction d'obédience, on daterait tous les actes de l'année de l'élection de Benoît et non plus de l'année courante de son pontificat ^. La France espérait ne pas être seule et entraîner dans sa défection plusieurs autres royaumes de l'Occident.

1. Lecture faite en 1899 à l'Académie des inscriptions et belleslettres. Dans une pièce importante publiée par le P. Ehrie {Archiv, t. VU, p. 79), on lit : « Non fuerunt publicatse voces in substractione quando fuit facta, quia multi, ut dicitur, erant contradicentes. »

2. Chronic. Karoli VI lib. XIX, c. 2. — Bourgeois du Chastenet, p.. 52.

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