‹ Le grand schisme d'occident [microform]Chapitre 89 sur 186 · DiDiOT, Logique surnat. objective, n» 823 (Lille · texte numérisé non relu

DiDiOT, Logique surnat. objective, n» 823 (Lille

que la voix publique appelait « l'Antonin des conseils. »

Donc, la source de toute sainteté, de tout pouvoir législatif et judiciaire ne sera point tarie dans une moitié de l'Église. Le vrai pape est présent en elle; il reste l'âme puissante de ce grand corps. Cette autorité gouvernementale n'est passée ni aux évêques, ni à la multitude des prêtres et des croyants, ni à l'Université de Paris, ni aux princes français ou étrangers parfois trop avides de sacerdoce, selon l'expression de saint Ambroise.

, Le pouvoir sanctificateur ne perdra rien de son efificacité. En cette funeste époque, les calamités physiques s'unissent aux troubles religieux pour tourmenter l'humanité. La peste noire poursuit, à travers toutes les nations occidentales, sa course dévastatrice, et semble corrompre toutes les sources de la vie naturelle. Le monde, elTrayé et abattu par la conspiration de tant de maux, semble plongé dans le désespoir. L'Eglise seule restera debout, portant dans ses mains sanctifiées le trésor des sacrements qui nourrissent, fortifient ou relèvent, ayant sur les lèvres les consolations divines et les surnaturelles espérances. En ce siècle de désastres, comme au temps plus heureux de saint François et de saint Dominique, chacune des deux parties de l'Eglise produit et fait grandir ces fruits merveilleux de vie spirituelle qui s'appellent des saints ^ ; par eux, dans chaque obédience rivale, elle a vivifié, guéri et édifié l'humanité.

S'il s'agit du pouvoir législatif et judiciaire, nécessaire à tout souverain, combien précaire nous le trouvons entre les mains royales d'alors! L'esprit révo-

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