‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 114 sur 182 · François de Jussac, baron de Saint-Preuil · texte numérisé non relu

François de Jussac, baron de Saint-Preuil

ciers étaient d'avis d'attaquer rennemi pour sauver le duc. Gaston resta quelques instants songeur; puis, sans vouloir tenter le moindre effort, il donna Tordre de la retraite, au grand désespoir de ses soldats :

La milise du Languedoc^ Etait prôte à donner le choc.

Mais le prince fit rien qui vaille*^ Daye, dan, daye !

Le lendemain, il est vrai, cédant aux instances de ses officiers, il fit proposer la bataille à Schomberg qui, comme de juste, la refusa ; et les rebelles, découragés par ce lâche abandon, irrités contre leur étrange chef, Tabandonnèrent. Les troupes se débandèrent ; la révolte était vaincue.

Le roi et le cardinal, alors à Lyon, se préparaient eux-mêmes à descendre la vallée du Rhône avec une armée, quand on leur annonça en toute hâte la bonne nouvelle; et Ton peut juger de leur satisfaction. AudiredeLaVrillière^, Richelieu, dans sa joie en apprenant que le duc était prisonnier et vivant, fit le geste de couper la tête ; puis, se maîtrisant et craignant une interprétation fâcheuse de son geste : « M. de Montmorency, dit-il, est de mes bons amis, et je lui laverai bien la tête. » On savait ce que cela promettait.

Le malheureux devait, en effet, pour son mal-

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