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raison, de son impr<Woyance, en cetto, circonstance critique; et Barradas crut Toccasion favorable pour proposer au comte de Soissons, que malmenait alors le cardinal*, d'arrêter et d'enlever le ministre. « 11 demandoit pour cela cinq cents chevaux, un cordon bleu et un bâton de capitaine des gardes. » Il assurait que le roi, très mécontent de Richelieu, accepterait le fait accompli. L'idée plut au comte de Soissons, qui malheureusement en parla à Gaston d'Orléans, malgré l'avis de Barradas. Cette affaire s'ébruita ainsi ; mais il n'y avait contre le coupable ni faits, ni preuves; à son grand regret, le cardinal dut se contenter de son exil volontaire à Avignon (1636).
l'ÉVÈQUE de limoges et m"' de la FAYETTE, SA NIÈCE, LES AMOURS DU ROI
Quelque temps après, se forma contre Richelieu une intrigue de cour, qui, si elle fit peu de bruit, ne laissa pas de causer de sérieux ennuis à Richelieu et fut, sans menacer sa vie, plus redoutable peut-être pour sa fortune qu'une révolte ouverte.
Depuis quelques mois, le roi faisait grise mine à l'Eminentissime. Avec sa finesse habituelle, le méfiant ministre soupçonnait de mystérieuses manœuvres contre lui ; mais quoi ? 11 avait plusieurs fois sondé le roi; inutilement. Le roi rompait les