Timbre : Laissez paître vos hétes
Enfin, en 1696*, le grand roi, se mettante table, trouva un jour dans sa serviette un injurieux quatrain, dont il chercha vainement Fauteur :
Faire la guerre sans comballre Et mourir son peuple de faim, C'est être fils de Mazarin Et non pelil-fils d'Henri IV.
Malgré la déférence constante, soumise même, que Louis XIV montra pour Mazarin, déférence bien extraordinaire de la part d'un esprit aussi autoritaire que celui du grand roi, ces bruits nous semblent calomnieux ; nous ne les donnons ici qu'à titre de curiosité historique.
Il est un fait : c'est que, si M'^' de La Fayette amena vraiment ce rapprochement du roi et de la reine, la naissance du dauphin ^ la vengea cruellement du cardinal. De ce jour, Richelieu, escomp^ tant la mort de Louis XIII à brève échéance, fut constamment tourmenté par la crainte d'une minorité et, par suite, d'une régence qui le renverserait ou compromettrait son œuvre.
L'honnête M. d'Angoulême gagna à sa petite trahison le beau gouvernement de la Provence pour le comte d'Alais 3, son fils ; quant à lui, le cardinal l'employa à l'occasion. Mais il connaissait bien le sire : « lui donnant à commander un corps d'armée, il eut la cruauté de lui dire: « Monsieur,