‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 120 sur 182 · François de Comminges, comte de Guitaut · texte numérisé non relu

François de Comminges, comte de Guitaut

Louis n'aurait cédé au désir de sa femme que sur les vives exhortations de sœur Angélique.

Ce désir d'un rapprochement parut fort extraordinaire de la part de la reine; et les suspicions malveillantes se précisèrent le jour où elle fit de Mazarin le maître de la France et d'elle-même ; on se rappela qu'il lui avait toujours plu, qu'il en avait élé toujours fort bien traité; de là à admettre que Louis XIV était le fils de ce cardinal, il n'y avait qu'un pas ; beaucoup le franchirent hardiment, et ce mauvais bruit persista longtemps. En voici des preuves :

Quand le P. Ferrier, confesseur de Louis XIV, mourut-, on chanta:

Baisez, baisez, beau sire^, Le Père Ferrier ne vil plus. Baisez, baisez, beau sire I Et faites des cocus.

Volro cher père le fut bien ; Où seriez, roi très chrétien.

Sans le secours de Mazarin?

Dame Anne bien apprise, Pour vous faire par ce canal Fils aîné de rKglisp, Vous eut du cardinal.

Un couplet infâme sur Philippe d'Anjou, frère de Louis XIV et souche des d'Orléans actuels, explique les mœurs étranges du prince par ces

deux vers :

Il montre que son père Fut un prélat romain !

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