‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 154 sur 182 · Mère de Chavigny · texte numérisé non relu

Mère de Chavigny

régalée des vingt-quatre violons du roi pour la faire danser. Pour le moment, Gastonla courtisait ferme au désespoir du mari, des parents:

La Ribaudon, quand Monsieur la regarde, Père, frères, mari, tout le monde est en garde !

Tout doux, tout le monde est en garde...

La la, tout le monde est en garde.

Un malappris chantait :

Ribaudon suit à la piste < Monsieur, frère unique du roi, Son mari en est si triste Qu'il n'en mange, ni n'en boit, ÎNi tous ses gens!

Mais des vaudevillistes mieux informés, Tallemant des Réaux lui-même, quoique fort médisant, croyaient à sa vertu :

Gaston, n'y pensez plus; votre espérance est vaine, Avec la Ribaudon vous perdez votre peine.

Tout doux...

et Blot, le bon chansonnier, fort sceptique et peu bienveillant d'ordinaire, lui rend cependant hommage en ces couplets gaillards:

Monsieur dit à la Ribaudon {his) 2 :

« Belle, si lu veux, nous ferons — Et ton, ton, ton, tutairie — Ton mari cocu

— Et ton, ton, ton — Monsieur Ribaudon !

Tulaine, tuton, tutaine. »

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