‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 160 sur 182 · Le comédien · texte numérisé non relu

Le comédien

térêt général, la Providence Ta favorisé, tout lui a réussi ; il n'en est plus de même aujourd'hui. Dieu la abandonné à cause de son infamie, de ses vues personnelles mesquines et intéressées, de son honteux projet de dissoudre le mariage légitime de Gaston pour l'unir h sa nièce, etc., etc., et la satire termine par un appel au roi :

Fais que la juplice divine

Accable ce fâOuveau Conchine ^ ;

Laisse déchirer à Paris

Le plus méchant des favoris ;

Et suis en sauvant ta couronne

Cet oracle de la Sorbonne :

« Son sépulcre en vain sera beau.

Les tyrans n*ont point de tombeau ! »

Ses amis, ses parents, ses créatures ont eu en passant leur paquet ; nous avons vu d^à défiler M"*' de Combalet, Bullion, Séguier et sa femme, Chavigny, le P. Joseph, etc., etc. De moindres comparses n'ont pas été oubliés. Elle dit de Laffemas et de Machaul :

Quels juges sont aussi sévères

Que ces deux cruels commissaires ;

Ces bourreaux de qui les souhaits

Sont de peupler tous les gibets?

En décapitant ils se jouent,

Ils sont encor plus gais s ils rouent ;

Mais leur plus agréable jeu

Est de brûler à petit feu...

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