LES LA PORTE
Les La Porte ne furent pas non plus mal traités par Richelieu. Son oncle maternel*, petit commandeur de Malte, avait été reçu — sans preuves de noblesse et par faveur — dans cet ordre éminemment aristocratique, qui reconnut ainsi les bons services que lui avait rendus son père, l'avocat. C'était un homme d'honneur et de mérite. Le cardinal le fit ambassadeur de son ordre et grand-prieur de France, gouverneur d'Angers, du Havre, d'Aunis et des Iles et — ce qui ne valait pas moins — le canal de ses grâces, car il eut toujours ce parent en très haute estime.
Il ne fut pas moins utile à son cousin germain, Charles La Porte, marquis de La Meillerayo.
Marie de Médicis, dont La Meilleraye commandait les gardes, grâce à Bouthilier, le disgracia quand elle rompit avec Richelieu; et Louis XIII ne l'aimait pas. Il fut sur le point de quitter la cour; il avait déjà réalisé son peu de bien pour aller servir à l'étranger. Richelieu l'en détourna, et, le voyant homme de décision et d'énergie, lui promit de s'occuper de lui. Il tint parole. Il l'impose à son maître, lui donne le cordon bleu et la marie à M"* d'Effiat^, lille du grand-maître de l'artillerie^; quand M. d'Effiat mourut, il le