‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 23 sur 182 · Marie Goiffîer-Ruzé d'EfQat · texte numérisé non relu

Marie Goiffîer-Ruzé d'EfQat

3. Antoine Coiffier-Ruzé marquis, puis maréchal d'Effint, créature de Richelieu, père du fameux Cinq-Mars, dont, par ce mariage, La Meilleraye fut le beau-frère.

38 LE hÈGNE DE RICHELIEU

nomma grand-maitre par u commission » ^ et enfin grand-maître à son tour. Le cardinal n'eut pas lieu de s'en repentir, car, si La Meilleraye se montra parfois insuffisant en rase campagne, il devint d une réelle habileté dans la guerre de sièges et mérita de recevoir des mains mêmes du i^oi le bâton de maréchal sur la broche d'Hesdin qu'il venait de prendre. Il eut plusieurs fois les honneurs de la chanson : dans une circonstance mal définie, mais — probablement — quand, par sa faute, l'ennemi reprit Aire soussamoustache, on

le railla :

Le grand-mal Lre du canou^

Ce dil-on, Voulut aller à Taltaque Fracasse (sic) l'a rencontré ^

Klonné, Qui lui fit tourner casaque!

On avait, il est vrai, célébré d'autre part ses mérites, mais le miel de l'éloge était aiguisé d'une forte pointe de vinaigre; qu'on en juge :

Il a conquis malgré son adversaire^ Arras, Hesdin, la forte ville d'Aire; Mais

Il n'en est pas moins notaire ^

Cocu, jaloux et punais.

i, M. de Rosny fut grand-maître de rartillerie pendant trois ans. Le grand-maître par commission remplissait effectivement cette charge sans être titulaire.

Page 1